French Culture, too elitist /La culture française, trop élitiste

Ah…French culture, the food, the clothes, the jewelry, the wine, the literature, the cinema, these have great importance in France. The first four have such incredible global reputations that they are some of France’s most important exports. But the last two, literature and cinema, well there is a problem.

Let’s look at literature first. Twice a year there are two periods when 500-600 new books are released in France, September and January. There are a great number of literary prizes in France but certain, such as the Goncourt, are of such importance that the announcement of the winner is carried live on the 1 pm news.

‘Ah, so French literature must be of such high quality,’ you might think. No. These prizes are dominated by the ‘elite’ of French culture who choose the works of those who please that elite. Some of these books do not sell many copies.

The works of the French authors who are known around the world, Marc Levy, Guillaume Musso, Bernard Werber, and others (sorry if I’ve left out one of your favorites but I don’t know which French authors sell well outside of France), are looked down upon and shunned by the elite behind the literary prizes.

The result of this system is that writers, who want to be recognized by the elite, write for the elite not for the public.

The same is true in cinema. Make a film about the most confusing or bizarre sexual situation and the elite who rule the cinema world in France will be talking about ‘genius’ or ‘visionary’. Make a film which pleases the public and it is so beneath them.

A good example is ‘Bienveune chez les Ch’tis’, a comedy made by Danny Boon in 2009 (the rights to make an American version were bought by Will Smith, I think). It was an incredible success and broke the record of the film the most watched in the history of French cinema. You would expect it to be nominated for best film of the year in the annual Cesar Awards (the French Oscars). Well, it wasn’t. It got one nomination, only one, for best original screenplay and didn’t even win that. There is not even a category for best comedy in the Cesars. The elite find a comedy category unbecoming.

This year a comedy did win the best film award. It is an autobiographical film of a man who grew up pretending to be a girl to please his mother who absolutely wanted a girl. This situation wonderfully illustrates what I was speaking about two paragraphs above.

One of my favorite French film directors is Jean Becker. In his younger days he made the kinds of film that pleased the elite and he was appreciated by them. But in the last 15 years he has been making simple films about simple people, films about life. Films that make you laugh, make you think and bring a tear to your eye. Now he is ignored by the elite but the French go to his films.

‘Why this problem with the elite?’ You might ask. In my humble opinion, the problem is that the French elite, whether in politics (look at how messed up French politics is), cinema or literature, is so out of touch with the French people that they take pride in feeling superior to the common people. Of course the masses can’t understand true culture.

This is one of the French paradoxes. Their great revolution of 1789 to get rid of the power of the aristocracy and the church would liberate France! All they did was replace the aristocracy and the church with another group which thinks itself superior.

It’s time for the French elite, whether in politics, literature or cinema, to realize that they need to bring into question their feelings of superiority and snobbery.

 snobberyfrancais

Ah, la culture française, la gastronomie, la mode, les bijoux, le vin, la littérature, le cinéma, ils ont tous une grande importance en France. Les quatre premiers ont des réputations mondiales d’un tel niveau qu’ils sont parmi les meilleurs exports de la France. Mais pour les deux derniers, la littérature et le cinéma, il y a un problème.

Regardons la littérature en premier. Deux fois par an on voit des ‘rentrées littéraire’ quand 500-600 livres sortent. Il y a un nombre de prix littéraire en France mais certains, tel que le prix Goncourt, sont tellement importants que le gagnant est annoncé en direct dans les nouvelles de 13h.

‘Ah, la littérature française doit être d’une très haute qualité,’ pensez vous peut-être. Non. Ces prix sont dominés par une ‘élite’ de la culture française qui choisit les œuvres de ceux qui plaisent à cette élite. Certains de ces livres ne se vendent pas en grand nombre.

Les œuvres des auteurs qui sont très connus dans le monde, Marc Levy, Guillaume Musso, Bernard Werber et d’autres sont regardés de haut et sont évités par l’élite derrière les prix littéraires.

Le résultat de ce système est que les auteurs, qui veulent être reconnu par l’élite, écrivent pour l’élite et pas pour le publique.

C’est la même situation pour le cinéma. Si on fait un film sur une situation de sexualité confuse ou bizarre, l’élite qui gère le monde du cinéma en France va parler de ‘génie’ ou ‘visionnaire’. Faites un film qui plaît au public et il est si indigne de leur attention.

Un bon exemple est ‘Bienvenu chez les Ch’tis’, un succès énorme pour Danny Boon en 2009, cassant le record pour le nombre d’entrées pour un film. On attendait qu’il soit nominé pour meilleur film dans les Césars. Mais ce n’était pas le cas. Il a eu une nomination, seulement une, pour meilleur scénario orignal et il n’a même pas gagné cela. Il n’y a même pas une catégorie pour meilleur comédie dans les Césars. L’élite trouve la comédie malséante.

Cette année une comédie a bel et bien gagné le prix pour le meilleur film: Les Garçons et Guillaume, à table. Une histoire autobiographique d’un homme qui a grandi prétendant d’être une fille pour plaire à sa mère qui voulait une fille et pas un autre garçon. Ce qui illustre bien ce que j’ai dit deux paragraphes plus haut.

Un de mes metteurs en scène préféré est Jean Becker. Quand il était plus jeune il faisait le type de film qui plaisait à l’élite et il était apprécié pour cela. Mais depuis 15 ans il fait des films plus simples sur des gens simples, les films sur la vie. Des films qui font rire, qui font réfléchir et qui font couler une larme ou deux. Maintenant il est ignoré par l’élite mais les français apprécient bien ses films.

‘Pourquoi ce problème avec l’élite?’ Vous pourriez me demander. Mon avis est que le problème est que l’élite française, soit en politique (regardez la confusion dans la classe politique aujourd’hui), soit en littérature, soit en cinéma, est si déconnectée du peuple français qu’ils sont fiers de se sentir supérieur au commun des mortels. Bien sur les gens inférieurs ne peuvent pas comprendre la vraie culture.

Voici un des paradoxes français. Leur grande révolution de 1789 pour se débarrasser du pouvoir des aristocrates et l’église libérait la France! Le seul résultat était de remplacer les aristocrates et l’église par un autre groupe qui se trouve supérieur.

Le temps est venu pour l’élite française, dans la politique, dans la littérature et dans le cinéma, de réaliser qu’ils ont besoin de remettre en question leurs sentiments de supériorité et de snobisme.

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